Le lingue di INCONTRO sono le lingue della poesia
Le lingue di INCONTRO sono le lingue della poesia: non possono essere solo nazionali, ma devono permettere scambi internazionali e di ricerca, quindi delle lingue nazionali non possiamo fare a meno; le nostre lingue saranno anche il corso, il sardo campidanese e logudurese, il toscano con le sue parlate. La lingua, nelle sue diverse forme di suoni e scritture, è al cuore del progetto. Ma lasciamo parlare i poeti attraverso la penna di Toni Casalonga, che immagina cosi, con la metafora del tessitore, il nostro progetto come una felice torre di Babele:
BABEL HEUREUSE
Comment ne pas imaginer une Babel heureuse ? Car ce que l’on raconte comme une malédiction n’est après tout que l’écroulement de la première construction de l’uniformité mondiale. La diversité retrouvée, certes est complexe, et c’est à nous d’en gérer les différents niveaux avec l’habileté du tisserand.
En laissant, sur la trame des deux langues d’état, clés pour ouvrir les accès officiels et académiques, les variétés idiomatiques tisser leurs fantasques figures. Celles du toscan, du sarde et du corse, mais aussi et bien sur à l’intérieur de chacune d’entre elles les délicieux particularismes qui donnent aux mots tant de saveurs.
Profiter du fait que nos trois territoires aient en commun la possibilité d’une intelligence inter-linguistique n’empêche nullement de recourir à l’art délicat de la traduction, parfois totale ou parfois synthétique. Mais comme un jeu littéraire plus que comme une nécessité formelle.
Toni CASALONGA,
Le 23 avril 2010.










